APEP: Association de protection de l'environnement et du patrimoine de PORNICHET en Loire Atlantique
Ene ce triste anniversaire de la tempête Xynthia, l'Etat impose à nos communes l'élaboration d'un PPRI (Plan de prévention des risques d'inondation). Nous trouvons qu'il s'agit là d'une sage initiative. En effet, même si la commune de Pornichet ne semble pas pour l'instant menacée de manière aussi tragique que les villes touchées en Vendée, elle se trouve bien en bordure littorale. Elle est bien aussi entourée de zones inondables.
Plus personne ne doute plus aujourd'hui du changement climatique, c'est donc l'avenir qu'il nous faut préparer et anticiper.
Nous espérons que la mairie nous associera à l'élaboration de ce document et mettra à notre disposition toutes les informations dont elle dispose.
Notre front de mer, si dense, est en première ligne en cas de désastre majeur et que je sache, la réflexion est rare sur le sujet. Le PPRI aura le mérite de nous obliger tous à nous pencher sur cette question.
Nous rappelons une fois de plus que même si la vie des pornichetins n'est pas en danger à ce stade, la construction en zone inondable dans le secteur d'intermarché a et aura des conséquences, non seulement sur les futures habitations, mais également sur celles déjà installées.
Il nous est nécessaire d'accueillir de nouveaux habitants ou notre ville vieillira. Mais il faut se préparer à investir dans des solutions techniques plus coûteuses ,voire originales, déjà mises en place dans des pays comme la Hollande si nous souhaitons développer notre ville en tenant compte de son caractère littoral et inondable. Remblayer les zones humides et créer ailleurs des bassins de rétention n'est pas la solution miracle. Respectons le trajet de l'eau au lieu de défier la nature, et construisons sur pilotis s'il le faut. Les exemples existent ailleurs, à nous de nous en inspirer.
Il faut que la tragédie subie en Vendée n'ait pas été vaine et qu'elle nous oblige tous à agir de façon plus responsable envers la nature et à anticiper les extrêmes au lieu de nous abriter derrière un sentiment de fausse sécurité.
Béatrice Legeais