APEP: Association de protection de l'environnement et du patrimoine de PORNICHET en Loire Atlantique

Au cœur du projet municipal « hippocampe » la création d’un port à seuil..
Pour éventuellement en débattre, je livre quelques réflexions..
L’affirmation selon laquelle on entend partout dire qu’il manquerait 54000 places doit être revue ! C’est plus une approche empirique qu’une juste appréciation des besoins. En effet il faut savoir qu’on peut s’inscrire sur les listes d’attente dans plusieurs ports (je l’ai moi-même expérimenté), et aussi qu’il n’est même pas nécessaire pour ce faire, d’avoir un bateau !
Ce chiffre est propagé par la FIN (fédération des industries nautiques ( :o)) et cela l’arrange bien ! Mais imaginons le ridicule, si de la même façon Citroen ou Peugeot quémandaient aux pouvoirs publics des places de stationnement pour relancer les ventes!
Les chiffres montrent que la France (370 ports) est particulièrement bien dotée en nombre d’anneaux par 1000 habitants. Le nombre de jours moyen de sortie des bateaux par an bien que peu divulgué s’établirait en Languedoc Roussillon à 17 jours par an ! Donc déjà on doit se demander ce que ces bateaux, berniques, font dans l’eau ? Port à sec, port en eau le débat doit être mené ! L’impact environnemental n’est pas le même !
De plus ces investissements très lourds ne seraient pas mieux utilisés dans les communes comme Pornichet (4,4% de logements sociaux au lieu de 20 %..) ? Notre commune estime ne pas avoir les moyens de traiter le problème du logement …
Il faut aussi penser à étudier les déplacements d’eau et de sédiments et les courants et marées, les mouvements de sables sur la baie de la Baule-Pornichet etc..
Il est plus pertinent de préparer la décision…cela évite de réparer.
Donc en résumé je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de ports de plaisance, mais qu’il faut d’abord examiner les besoins, imaginer les solutions alternatives moins pénalisantes pour l’environnement et aussi moins coûteuses pour la collectivité.
Ce genre d’aménagement à défaut d’être durable sur le plan politique l’est au sens physique. Ce texte n'est pas la position de l'association PEP mais la mienne.
Commentaires, contradictions et autres remarques seront bienvenus !
Patricia Gallerneau.
